Les démarches pour créer une société

Création de société : 7 erreurs à éviter !

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Ecrit par LegaLife

Créer votre entreprise est le moyen le plus simple et le plus efficace pour concrétiser vos projets professionnels. Cependant, la création de société ne doit pas être prise à la légère, au risque d’être confronté à des difficultés imprévues venant compliquer le lancement de votre activité.

LegaLife vous conseille et vous guide dans votre démarche de création d’entreprise. Voici dans cet article les 7 erreurs communes à éviter lorsque l’on crée sa société.

Choisir une forme sociale au hasard

Si l’exercice de votre activité s’effectue nécessairement sous la forme d’une société et non pas en qualité d’entrepreneur, il vous faut choisir la forme sociale la plus adaptée à votre situation. En effet, selon le nombre d’associés, le montant du capital social et l’objectif visé, il sera plus prudent de constituer :

  • Pour un associé unique, une EURL ou une SASU. Ces versions unipersonnelles de la SARL et de la SAS permettent à une seule personne de fonder sa société. Vous pouvez alors la gérer soit seul, soit via un tiers gérant. Il s’agit d’une bonne alternative au statut d’auto-entrepreneur.
  • Pour une flexibilité maximum, une SAS. Cette forme sociale est caractérisée par une très grande liberté accordée à ses fondateurs. Elle permet à ces derniers d’adapter l’ensemble des statuts selon leur volonté : prise de décisions collectives, contrôle de l’actionnariat…réduisant la dépendance vis à vis des contraintes légales.
  • Pour s’assurer la meilleure sécurité possible, une SARL. Cette forme sociale dispose de sa propre législation contenue dans le Code de commerce aux articles L. 223-1 à L.223-43. Constituer une SARL présente l’avantage d’avoir des statuts-types et de se conformer à des formalités préétablies, sans compter la soumission au régime fiscal des sociétés de personnes.

Une mauvaise répartition du capital social

Si la société pluri-personnelle est composée de 2 membres uniquement, la prise de décisions peut être source de conflits internes lorsqu’il s’agit d’obtenir la majorité ou l’unanimité. Nombre de sociétés ont ainsi connu l’échec par une mauvaise gestion de la répartition des droits, se soldant également par des problèmes familiaux…

Il est donc souvent conseillé de panacher l’actionnariat en proposant une répartition comme suit :

  • 2 associés majoritaires à 49% – par exemple, des époux ;
  • 1 associé ultra-minoritaire à 2% qui permettra d’obtenir la majorité requise par la loi ou les statuts – par exemple, un proche parent ou ami.

Une mauvaise gestion de l’actionnariat

Selon le nombre de membres que comptera votre société, il est très important de ménager les droits de chacun, au risque de créer soit des blocages soit des abus. La société pluri-personnelle doit absolument respecter les droits de chacun.

En effet, les minoritaires disposent des mêmes droits que les autres associés à participer aux résultats et à voter, mais dans une proportion moins importante. Lors de la prise de décisions collectives en assemblée générale, la méconnaissance de leurs droits est constitutive d’un abus de majorité. Celui-ci est sévèrement sanctionné par les juges.

Ne pas s’entourer de professionnels dans la création de société

En tant que chef d’entreprise et fondateur de votre société, la loi vous impose des contraintes. Ces obligations dans la création de société peuvent s’avérer lourdes et complexes. Elles nécessitent de respecter certaines formalités et / ou des délais spécifiques.

Dans ce cas, votre expertise n’est parfois pas suffisante pour s’y conformer. Faire appel à des professionnels s’avère alors indispensable pour respecter la loi.

Si les prestations d’un comptable ou d’un avocat nécessitent de débloquer un certain budget, elles vous éviteront de nombreuses complications (voir aussi notre guide sur “Avocat ou expert-comptable pour créer sa société ? “).

Embaucher trop rapidement

La création de société ne s’arrête pas aux démarches administratives. Votre activité est maintenant lancée, et vos perspectives de développement sont encourageantes. La question de l’embauche se pose donc.

Attention à bien choisir les modalités d’intégration de votre nouvelle force de travail ! Plusieurs options s’offrent à vous selon vos besoins :

  • Pour des besoins plus importants, privilégiez une embauche en CDD, quitte à le renouveler dans la limite de 2 renouvellements. Le contrat ne doit pas dépasser 18 mois en tout et pour tout. Si l’expérience s’avère concluante et que votre développement progresse, vous pouvez alors envisager une embauche en CDI à la fin du CDD.

Une maîtrise hasardeuse de la trésorerie et des budgets

L’argent est la clé de voute de votre création de société. Les fonds apportés, les prestations facturées et les bénéfices dégagés doivent être correctement gérés pour assurer la pérennité de l’activité.

En amont, privilégiez une étude de marché pour être au fait de l’état de la concurrence et des prix pratiqués. Etablissez un business plan solide pour évaluer vos potentialités en termes de rentabilité. Même si la tentation est grande d’offrir vos prestations ou vos produits à un coût inférieur à celui du marché pour attirer une clientèle, prenez garde à ne pas tomber dans l’excès au risque de ne pas vous en sortir. Cette stratégie, si elle est choisie, ne devra être menée que sur le très court terme.

De plus, les fonds dont vous disposez ne doivent être employés qu’à installer et développer votre activité. Prenez donc garde à ne pas vous éparpiller en réalisant des dépenses annexes ou inadaptées à votre budget (locaux, cartes de visite, communication etc.).

Négliger sa comptabilité

Assurer sa comptabilité seul est un choix qui s’assume. Il demande de la rigueur, de la régularité, de la précision et de l’organisation. Les jeunes chefs d’entreprise font parfois l’erreur de négliger l’importance d’une comptabilité correctement tenue. Une telle négligence est souvent source d’une mauvaise gestion de ses fonds.

De plus, une comptabilité régulière et précise est un élément fondamental dans le processus d’approbation des comptes. Celle-ci intervient en assemblée générale pour chaque exercice.

Chaque document, facture, devis, créance ou achat doit être minutieusement noté, conservé et archivé, par mois et par année. Pour ce faire, nul besoin de tenir des livres comptables comme auparavant. L’utilisation d’un logiciel de comptabilité en version simple ou la tenue de dossiers informatiques recensant les relevés du compte en banque de votre société suffisent.

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